Bonjour à tous !
Samedi dernier, j'ai eu un petit souci avec Internet Explorer : je m'apprêtais à rechercher sur Google "express", pour aller sur le site très respectable de
l'hebdomadaire "L'Express". Et - surprise -, j'apprenais que "ce site pourrait endommager votre ordinateur" ; puis j'essaie de trouver un chemin moins
direct pour aller sur le site de L'Express, mais le seul moyen que je trouve est de taper directement l'adresse URL du site : aucun moyen d'y aller avec
Google ! Perplexe, je regarde la page de résultats de recherche, et je constate tout simplement que tous les résultats proposés par Google sont dits dangereux !

Ma surprise n'en est que plus grande quand je tape "diplomatie" (c'est-à-dire le ministère des affaires étrangères), pour rechercher des informations statistiques sur la Slovaquie : le site du
quai d'Orsay est dangereux ! Idem pour Wikipédia, idem pour lemonde.fr, idem pour le site de mon lycée...
Dans un état d'exaspération encore jamais atteint, j'éteins mon ordinateur et je file faire des exercices de physique. Je n'y retourne que très tard, dans la soirée. Je suppose que je n'ai pas
été le seul à m'énerver devant mon écran d'ordinateur... Mais tout s'explique : lisez-donc l'article de l'AFP qui suit, puis celui du Point. Je les ai trouvé dès lors que Google s'est mis de ses
émotions. Quoique le Web soit un monde plein de dangers, il ne faut pas voir tout l'internet en noir !

Google affole les internautes en désignant tous les sites comme dangereux
Il y a 19 heures
WASHINGTON (AFP) — Le moteur de recherche Google a provoqué samedi la stupeur sur internet en
étant victime pendant près d'une heure d'une panne où il désignait tous les sites de la planète comme dangereux.
Samedi entre 14H30 et 15H25 GMT, lorsqu'un internaute tapait une recherche sur la page
d'accueil de Google, la totalité des résultats indiquaient: "ce site pourrait endommager votre ordinateur", dans toutes les langues disponibles, a expliqué Google.
Le groupe a plaidé coupable en invoquant "très simplement une erreur
humaine".
Google reçoit régulièrement des mises à jour d'un fournisseur de sécurité, StopBadware.org, qui
établit la liste des sites malveillants.
"Malheureusement, et là est l'erreur humaine, l'URL (adresse internet, ndlr) / (slash, ndlr) a
été par mégarde cochée dans le fichier et / se retrouve dans toutes les URL", a expliqué la société de Mountain View (Californie, ouest des Etats-Unis) sur son blog.
Après cette erreur, si les internautes tentaient d'accéder au site souhaité, Google faisait
barrage et les redirigeait vers le site de StopBadware.org. Immédiatement, le site de StopBadware.org s'est retrouvé surchargé de requêtes.
"Les erreurs ont commencé à apparaître entre 14H27 et 14H40 GMT et ont commencé à disparaître
entre 15H10 et 15H25 GMT, donc la durée du problème pour tout utilisateur unique a été d'environ 40 minutes", a précisé Google.
Le groupe a présenté ses excuses à ses utilisateurs et promis d'"enquêter soigneusement sur cet
incident" et de "mettre en place des vérifications plus rigoureuses pour empêcher qu'il ne se reproduise".
Cette panne n'a pas concerné une autre fonctionnalité de recherche Google, la recherche
d'actualités, ce qui permettait d'accéder aux sites ailleurs considérés comme malveillants.
L'événement était largement relayé sur les blogs et forums, les internautes s'interrogeant sur
la fiabilité de cette fonctionnalité dont Google affirme qu'elle vise à "identifier les sites dangereux (...) qui pourraient installer des logiciels malveillants sur votre
ordinateur".
Google contrôle aujourd'hui environ 70% des recherches sur internet, une part de marché qui n'a
cessé de croître ces dernières années.
http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5iZayTk3icFpjK_DgBzzhw0qAylmQ
Publié le 01/02/2009 à 11:55 - Modifié le 01/02/2009 à 12:27 Le Point.fr
Google : une erreur humaine pour un incroyable bug planétaire
"Google Bug" n'est pas un nouveau service de Google, il s'agit simplement d'une recherche faite de plus en plus souvent depuis samedi. Le géant de la recherche a en
effet subi un dysfonctionnement inhabituel, classant l'ensemble du Web comme "dangereux".
Par Guerric Poncet
Google a eu une défaillance incroyable samedi. Durant un peu moins d'une heure -une durée très importante pour Internet-, le géant de la recherche sur Internet a classé tous les sites Web du
monde comme "dangereux", prévenant les internautes du soi-disant "danger" s'ils poursuivaient leur navigation.
Quand l'ordinateur voulait protéger l'homme
De 15h30 à 16h25 environ, toutes les recherches sur Google dans le monde renvoyaient vers une page de résultats ponctuée pour chaque réponse d'une phrase d'avertissement : "Ce site risque
d'endommager votre ordinateur". Et si l'internaute venait à cliquer sur une réponse pour consulter l'un des sites listés, Google persistait dans son erreur. En lieu et place du site recherché,
Google détournait l'internaute vers une nouvelle page d'avertissement : "Attention, l'accès à ce site risque d'endommager votre ordinateur". Impossible d'aller sur le site choisi depuis Google,
qui ne proposait pas d'option permettant de passer outre les avertissements. L'ordinateur voulait protéger l'homme.
Deux choix étaient proposés à l'internaute : "Accédez à la page précédente et sélectionnez un autre résultat", ou "Modifiez votre recherche pour trouver ce que vous cherchez". Il était nécessaire
d'entrer manuellement l'adresse du site recherché dans le navigateur, afin d'y accéder.
Une liste noire étendue par erreur à tous les sites
Le bug est venu du système utilisé par Google pour bloquer l'accès aux sites réellement dangereux. Le moteur de recherche tient à jour une liste noire de sites Web aux contenus dangereux, tels
que des virus ou des spywares. L'objectif est de protéger les utilisateurs, parfois inconscients des dangers du Web. Pointé par erreur par le moteur de recherche, le site StopBadware.org a
précisé que Google ne s'appuie pas sur ses données pour dresser sa liste noire. Une collaboration existe, mais uniquement pour définir les critères de classement des sites dangereux.
Sur son blog officiel, Google explique que "c'était clairement une erreur, et nous sommes désolés". Ne cherchant pas à invoquer un problème technique, le moteur de recherche avoue immédiatement
"une erreur humaine, tout simplement". Pour les initiés, Google a coché par erreur le domaine "/" dans la liste noire, ce qui a été traduit par le classement de l'ensemble du Web dans les sites
interdits. Google dispose d'environ 70 % des parts de marché de la recherche sur Internet.
http://www.lepoint.fr/actualites-technologie-internet/google-une-erreur-humaine-pour-un-incroyable-bug-planetaire/1387/0/312616
Et quand Google ne voit pas la vie en noir, il la voit en X. Sans transition, lisez-moi ça. Sachez juste que je
n'ai jamais eu de suggestions de recherche quelque peu suspectes, car mon navigateur internet est programmé pour ne pas me donner de suggestions : sur la page Google-France, allez dans l'onglet
"Préférences" ; la catégorie "suggestions de recherche" vous proposera la solution "Ne pas fournir de suggestions dans le champ de recherche."
Crédit Photo : DR
Google suggest pas tendre avec Laure Manaudou
Les suggestions très limites de
Google
La nouvelle fonction "Suggest" du moteur de recherche oriente
l'internaute vers des photos de celébrités dénudées ou en révèle la sexualité supposée...Le moteur de recherche affirme à LCI.fr filtrer les suggestions pornographiques ou haineuses mais certains résultats posent encore question.
Votre petit dernier prépare un exposé sur l'épopée de Laure Manaudou aux Jeux olympiques. Parce qu'il est de la
génération Google, nul doute qu'il commencera ses recherches par une requête basique dans le plus célèbre des moteurs de recherche : "laure manaudou jeux olympiques".
Mais à peine aura-t-il fini de taper "Laure Manaudou" - et avant d'y ajouter "jeux olympiques" - que Google lui suggérera des recherches plutôt curieuses. Au premier rang, "Laure
Manaudou nu" suivi de "Laure Manaudou poitrine" et "Laure Manaudou photos censurées". Pour finir cette liste pas très sympathique pour la nageuse "Laure Manaudou
no censure", "Laure Manaudou tape", un curieux "Laure Manaudou islam", ou encore une allusion à sa liaison supposée, par des internautes en tout cas, avec un
joueur de football à la mode. Mais rien sur ses performances sportives...
Outing indirect
Cette fonction de suggestion s'appelle sobrement Google Suggest et a été lancée l'été dernier par le
moteur. C'est une petite équipe du centre de recherches de Haïfa, en Israël, qui a réussi à imposer cette nouvelle fonctionnalité très judicieuse sur les principaux sites
de Google dans le
monde, et même dans ses filiales comme YouTube, sur la recherche de vidéos en l'occurrence. Un coup de maître pour cette dizaine de chercheurs qui voient ainsi leur travail utilisé par des
dizaines de millions d'internautes dans le monde.
Selon Google, le but
de Suggest est de
"deviner ce que l'internaute veut entrer dans le champ de recherches afin de lui suggérer des termes en temps réel". Mais dans notre cas, le problème est que Google a perdu au jeu
de la devinette en suggérant "nu" et "poitrine" plutôt que "jeux olympiques" ou "natation"...
Et bien souvent, ces suggestions ne guident pas les internautes vers ce qu'il y a de plus glorieux ou intéressant, et parfois simplement vers ce qui ne les regarde pas. Ainsi, une requête
sur un certain nombre de personnalités de la télévision et la radio ou de la chanson propose, parmi les toutes premières suggestions, des "homo". Si certains d'entre eux ont choisi
de révéler leur homosexualité au grand public, ce n'est pas le cas de tous, loin de là. Et cette allusion à leur sexualité réelle ou supposée alimente les rumeurs et peut même passer
pour un "outing" indirect.
La valse des étiquettes
D'autres suggestions révèlent une apparente obsession du web français pour les étiquettes. Pour un certain nombre de personnalité politiques ou du spectacle, les mots "juif" ou
"franc maçon" apparaissent parmi les premiers résultats.
Avant d'avoir fait ces découvertes, LCI.fr avait évoqué de tels risques lors d'une conférence de présentation jeudi au siège parisien de Google. Yoelle Maarek, directrice du centre de
recherche et développement qui a mis au point "suggest", nous répondait que "tous les mots liés au "hate" (haine) et au "porn" (pornographie) sont filtrés, c'est-à-dire les mots
offensants et les contenus choquants". Interrogée sur d'éventuels dérapages, elle affirmait aussi que Google Suggest dont l'algorithme est basé sur les mots clés les plus
associés par les internautes faisait ainsi appel à la "sagesse des foules" et ne pouvait faire autrement qu'être un "miroir de la société".
Ce qui peut sonner comme un argument juridique : ce ne serait pas Google mais bien les internautes qui orienteraient leurs pairs vers ces recherches discutables. Tapez Brice Hortefeux, on
vous suggérera "Vichy" et "Auschwitz". Au chapitre judiciaire, selon les suggestions de Google Suggest, Dominique Baudis et Patrick Dils sont associés à
"coupable", alors que Marc Machin a droit à une "erreur judiciaire". La rumeur, même démentie des centaines de fois, a toujours le vent en poupe. Amanda Lear "est un
homme". Comme Elodie Gossuin...
Sarkozy "bourré", Dati et Chirac aussi...
Moins problématiques, d'autres requêtes nous en apprennent un peu plus sur la "sagesse des foules". Pour Google, Sarkozy est au choix "bourré" comme son prédécesseur
Jacques Chirac, mais également "bling bling" ou "vaudou". Ségolène Royal est "Closer", Rachida Dati est également "bourrée" ou "enceinte de qui
? ". En bref, cela ne vole jamais très haut mais qui peut jurer la main sur le cœur ne jamais avoir tapé ce genre de requêtes
?
Le débat est ouvert. Pour nous faire gagner du temps, Google peut-il nous orienter vers des rumeurs ou des secrets d'alcôve, étiqueter les personnalités, nous tirer vers le bas, et
finalement nous faire perdre ce temps qu'il prétend nous faire gagner ? "Google n'a pas la prétention de refléter autre chose que ce qui existe sur le net. ce que tapent les
internautes, ce ne sont pas des termes sur lesquels on peut intervenir", répond vendredi Google France à LCI.fr . "Pour protéger les enfants, on peut toujours activer l'outil Safe
search et mettre ainsi un filtrage strict sur les sites vers lesquels pourraient pointer les suggestions de Google".
Dans la version américaine de Suggest, le président français est carrément associé à "l'antéchrist" par les internautes mais pas de traces des dérapages plus sérieux observés sur
le site français. "C'est simplement parce qu'aux États-Unis, c'est beaucoup moins une obsession de savoir que tel ministre ou telle personnalité est juif ou homo", explique Google
France, "c'est parfois effrayant de voir ce que tapent les internautes ici". Un argument pour retirer l'outil Suggest en France ? "Il n'en est pas question pour le moment mais
on réfléchit en permanence", répond Google, pragmatique. Et si l'on tape "Google", que suggère Suggest ? "Earth", "traduction", "images". Rien de bien
croustillant...
http://tf1.lci.fr/infos/high-tech/0,,4227853,00-les-suggestions-tres-limites-de-google-.html
Sans commentaires. A bientôt,
WEN Philippe